samedi 31 mai 2014

Réunion sur le Pôle d'activités Mer (PAM) en mairie le 28 mai


Tous les pêcheurs et aquaculteurs étaient présents sans exception ainsi que le responsable du club de plongée; le maire et ses adjoints ont semble-t-il été surpris de voir des gens très motivés en face d'eux, et non pas quelques représentants de l'ancienne majorité à l'origine du projet.

Après des explications sérieuses et détaillées de la part des aquaculteurs, la municipalité s'est engagée à ce que le bâtiment qui leur est destiné dans le projet soit conservé; le bâtiment pêche lui aussi ne change pas. Un compromis a été trouvé avec le club de plongée (subagrec) pour l'installer à l'étage, à l'arrière du bâtiment aquaculture, pour ce qui est des vestiaires et de l'accueil (environ 80 m2), le compresseur étant placé près du local technique au rez-de-chaussée.

La falaise sera stabilisée sur la partie correspondant aux constructions et au bâtiment occupé par Haliotis.

les professionnels présents ont exprimé un consensus sur ce qui leur est indispensable du point de vue fonctionnement pratique, MAIS modifier le projet signifie des délais pour refaire la procédure: nouveau travail des architectes, nouveaux permis de construire, nouveaux montages financiers, nouveaux agréments divers, dont l'issue est très incertaine et donc un risque de retard et un coût probablement supérieur pour le budget du port. Il y a notamment un risque que l'arrangement trouvé pour l'installation de subagrec conduise à la perte du la subvention européenne déjà compromise par le retard pris par le projet.

L'argument du coût ne saurait donc tenir pour justifier une réduction du projet.

On peut quand même se féliciter que cette réunion ait permis d'envisager non plus un unique bâtiment pour tous, mais DEUX bâtiments, alors peut-on rêver que raison revienne et que le projet qui était prêt à démarrer, avec un plan de financement complètement au point finisse par voir le jour?

samedi 17 mai 2014

Le Pôle d'Activités Mer : torpillé


Le nouveau maire de Groix n'a pas tardé à révéler le vide désolant qui caractérise sa vision ou plutôt son absence de vision de l'avenir de l'île : balayant d'un revers de main six années de travail de l'équipe de professionnels (architectes, bureau d'études, professionnels de la pêche et de l'aquaculture) réunie par son prédécesseur pour élaborer le projet de « pôle d'activités mer » (PAM) qui devait permettre de donner un nouveau souffle à l'économie locale, il a choisi de donner la priorité à des équipements pour la plaisance en confinant les équipements pour la pêche et l'aquaculture dans un local unique. Outre qu'une telle cohabitation rendra bien difficile de respecter les normes d'hygiène en vigueur, elle exclut d'emblée toute extension des diverses activités auxquelles le PAM était destiné.

Car le propre du projet que la nouvelle équipe municipale veut tuer, après avoir fait semblant de le découvrir, était au contraire d'ouvrir la voie à l'arrivée à Groix de nouveaux pêcheurs et notamment des jeunes, originaires ou non de l'île, que la politique européenne en faveur de la pêche côtière pourrait inciter à reprendre, dans un nouveau contexte, le métier qui faisait autrefois la fortune de Groix. De même l'objectif de ce projet était d'attirer de nouvelles activités aquacoles pour lesquelles des contacts avaient déjà été pris, notamment pour la création d'une écloserie d'huitres. Bien entendu l'amélioration des conditions de travail des pêcheurs et aquaculteurs actuels était également au cœur des préoccupations des concepteurs du projet. A cet égard on peut douter que leur confinement dans un local réduit soit de nature à préserver cet objectif.

L'avenir de Groix se jouera sur le renouvellement d'une population vieillissante. Pour fixer sur l'île de jeunes actifs, il faut une offre d'équipements favorisant le développement d'activités tirant parti des atouts naturels de l'île, comme le PAM, ou permettant à ces jeunes et à leur famille de trouver des conditions de vie attractives comme le pôle enfance.

Ni la plaisance ni le tourisme ne suffiront à maintenir la vitalité économique de l'île. Les contraintes du site de Port-Tudy sont incompatibles avec la mise en place de l'ensemble des services qui caractérisent un port de plaisance moderne. Groix restera un port d'escale à l'activité essentiellement saisonnière. La création d'une aire de carénage, notamment, n'a guère de sens compte tenu du coût très élevé de ce type d'équipement et du manque de place pour faire évoluer une grue adaptée à la taille de la plupart des bateaux qui pourraient êtres concernés.

Aujourd'hui le PAM dont la réalisation était prête à démarrer semble définitivement mort, car il est désormais trop tard pour tenir les délais impératifs permettant de conserver le bénéfice de l'ensemble des subventions qui lui avaient été attribuées. Le nouveau maire prétend pouvoir démarrer dans quelques mois le projet réduit de moitié tel qu'il l'imagine et conserver, au prorata, les subventions négociées par l'équipe sortante. Il y a tout lieu d'être extrêmement sceptique, tant sur le délai technique d'élaboration de ce nouveau projet que sur la possibilité d'obtenir des subventions au regard des motifs pour lesquels le PAM avait retenu l'attention des bailleurs de fonds. On ira aux résultats.

Mais quoi qu'il en soit, il faut rappeler que l'argument selon lequel la réduction du projet vise à en réduire la charge pour le contribuable est pure démagogie : le budget du port est un  budget annexe à caractère industriel et commercial qui doit s'équilibrer sur ses ressources propres et ne peut en aucun cas être subventionné par le budget de la commune. En d'autres termes les investissements concernant le port ne sont en aucune façon financés par les impôts locaux. Rappelons en outre que la plaisance est loin de constituer l'essentiel des ressources propres du port et que c'est son rôle de port de commerce (les liaisons maritimes) et de port de pêche qui génère directement et indirectement ses principales recettes d'exploitation et d'investissement.

http://www.menguy-architectes.fr/architecture/tertiaire-et-activite/pole-activites-mer-de-groix/
http://groix.caplorient.fr/Pole-Mer.11212.0.html
http://www.bruded.org/un-pole-activites-mer-a-groix.html
http://www.groix.fr/modules/kameleon/upload/1rapportetconclusionscommissaireenqueteur.pdf
http://www.groix.fr/modules/kameleon/upload/deliberations.pdf

samedi 10 mai 2014

Droit de réponse

Contrairement à ce qui est affirmé sur le blog d'Anita, la suppression du PAM n'a pas été annoncée lors du conseil municipal du 30 avril. Au contraire, l'ensemble des crédits relatifs à ce projet ont été reconduits dans le budget du port et ont été votés. L'opposition s'est toutefois abstenue sur ce budget en raison du manque de clarté des intentions de la municipalité. Si elle n'a pas voté contre le budget c'est précisément parce que les crédits du PAM avaient été reconduits. Et c'est pourquoi nous avons pu écrire que rien n'avait été supprimé, ou presque. Certes, du fait que le chantier était resté au point mort, il y avait tout lieu de s'inquiéter pour le respect des délais assurant la préservation des financements. Toutefois rien ne permettait d'accuser la municipalité d'une volonté de saborder le projet jusqu'à la réunion qui s'est tenue le 5 mai avec les concepteurs du projet, à laquelle Jean-Marc a assisté et dont il a rendu compte à chaud.

L'Europe s'intéresse à la pêche artisanale

Selon un article du Monde très intéressant, l'Europe commence à faire la distinctions entre la pêche artisanale et la grande pêche notamment en terme d'impact sur l'environnement, même si par ailleurs le gouvernement français ne semble pas en avoir compris l'enjeu. Pourtant selon cet article, les pêcheurs artisanaux travaillant sur des bateaux de moins de 12 mètres représentent « près de la moitié des marins-pêcheurs français et plus de 80 % des bateaux de pêche en France,[et] au niveau européen, 65 % des emplois directs et 83 % de la flotte »

lire l'article :

vendredi 9 mai 2014

CONSTERNANT !


On repart à zéro. Comment gaspiller l'argent public en prétendant vouloir faire des économies. Tout le travail de montage du projet "Pôle d'Activités Mer" aura été une dépense inutile car il faut tout recommencer. Le nouveau projet, s'il voit le jour, sera sûrement moins bien subventionné, ne serait-ce que parce que les fonds européens ne seront pas reconduits. Par ailleurs, aucune subvention ne peut être espérée pour les équipements dédiés à la plaisance. Seules la pêche côtière et la conchyliculture sont susceptibles d'attirer les subventions ; encore faut-il respecter des normes qui s'accommoderont mal d'une cohabitation de toutes les activités dans le même bâtiment.

La nouvelle municipalité fait preuve d'une totale méconnaissance des contraintes qui entourent aujourd'hui le montage d'un projet. Pour pouvoir bénéficier d'un niveau de subventions intéressant, il faut trouver un compromis entre les objectifs de la collectivité et les exigences des bailleurs de fonds. C'est un processus long et complexe qui avait abouti de façon très satisfaisante avec le projet qui vient d'être abandonné.

Si, par exemple, le coût total du nouveau projet est égal à la moitié du coût du projet initial, soit environ 1,2 millions d'euros, mais qu'il n'est subventionné qu'à 50% - une hypothèse qui se révèlera peut-être optimiste - au lieu de 80% pour le projet initial, le coût résiduel pour le budget du port sera d'environ 600 000 euros contre 480 000 pour le projet initial. Sans compter le coût de la résiliation des contrats qui n'auront pas eu de suite. Donc non seulement le résultat sera sévèrement amputé mais le projet aura coûté sensiblement plus cher.

Au delà de cet aspect financier, l'abandon d'un projet dans lequel la commune était engagée vis à vis de tiers, prestataires de services ou bailleurs de fonds, témoigne d'un mépris pour le principe de la continuité républicaine et pour le travail accompli par les différentes parties prenantes, y compris le personnel de la commune.

mercredi 7 mai 2014

Le Pôle d'Activités Mer n'aura pas survécu...


5 mai : Réunion pôle mer avec Alain Giboire, assistance à maitrise d'ouvrage et Mehdi Baa, Menguy architecture.

J'ai été les prendre au bateau à 14 h. Personne pour les accueillir. Nous avons attendu ½ heure dans le hall de la mairie. Sont arrivés D. Yvon, G. Le Menach,T. Bihan, R. Stephant.

Le pole mer est amputé de moitié: un seul bâtiment avec, en gros, tout le monde dans le même. Le bâtiment activités nautiques saute. Le batiment vente et salle d'exploitation aussi. Le bâtiment aquaculture est inclus dans le local pêche (?????). L'écloserie d'huitres: on ne le connait pas, on ne l'a jamais vue, on oublie......

Seul point un peu moins négatif mais est-ce réalisable? Conforter la falaise en ne réalisant pour le moment que la tranche située au dessus des constructions.

Ils veulent garder de l'espace pour faire une éventuelle aire de carénage et peut-être une cuve à gazole le long du môle en allant vers la petite plage du frigo. Une réunion avec les professionnels du port est prévue dans les plus brefs délais pour parler de ce projet.

Jean-Marc HESS

samedi 3 mai 2014

LES COMMUNES QUI NE FONT RIEN n'ont pas de difficultés de trésorerie...

Conseil Municipal du 30 avril 2014 :
A titre de préambule, on n'a pas pu échapper au discours stéréotypé qu'inflige hélas trop souvent au public une équipe nouvellement élue afin de valoriser l'alternance, en substance « il n' y a plus d'argent dans la caisse, nous devons faire face en urgence à une situation très dégradée et pour cette raison nos capacités d'action sont très limitées ». Tout y était : le ton solennel et accusateur, la dramatisation, et la démagogie simpliste.

Pourtant chacun a pu constater, immédiatement après, au fil de l'examen et du vote des différents points à l'ordre du jour, que cette situation prétendument catastrophique n'a en aucune manière fait obstacle à la présentation et à l'adoption, pour la commune comme pour le port, de budgets en équilibre dans la continuité des budgets antérieurs. Sur ces budgets soit disant tendus, rien n'a été supprimé (ou presque) des opérations en cours, même si faute de véritable programme, rien n'a été ajouté non plus. On a pu noter de plus que, pour le budget de la commune tout au moins, aucun emprunt nouveau n'a été nécessaire pour assurer son équilibre. Enfin aucune hausse de la pression fiscale n'a été nécessaire non plus. Mais l'art de la communication, pour ne pas dire de la manipulation, consiste à faire gober les contradictions.

Sauf à taxer l'auteur de ce préambule d'incompétence, on ne peut que l'accuser de mauvaise foi. Toute commune qui réalise des opérations d'investissement subventionnées est inévitablement confrontée à une trésorerie tendue du fait que les subventions ne sont versées qu'après le règlement des factures correspondantes. Et plus la part du financement définitif de ces opérations couverte par des subventions est importante, plus le déficit temporaire de trésorerie l'est également. Pour autant, au final, c'est bien la commune qui est gagnante même si elle doit supporter le coût d'un avance de trésorerie par un établissement bancaire, car ce coût est sans commune mesure avec l'avantage procuré par la subvention, l'ordre de grandeur du rapport entre les deux étant sensiblement le taux d'intérêt de la ligne de crédit, soit quelques pour-cents.

Ce qui facilite la manipulation de l'opinion sur un sujet comme celui-ci est une caractéristique souvent méconnue de la gestion financière d'une collectivité : le principe de l'unité de caisse. Il est en effet facile de scandaliser le public en évoquant le risque de ne plus être en mesure de payer les salaires du personnel, ou les factures de fournisseurs qui n'ont rien à voir avec les opérations d'investissement.

Ce principe est le suivant : tous les mouvements de fonds résultant de l'exécution de l'ensemble des budgets (principal et annexes) de la collectivité, en fonctionnement comme en investissement, relèvent d'un caisse unique dont le trésorier de la collectivité a l'exclusivité. C'est ensuite la tenue de la comptabilité qui répartit ces mouvements sur les différents budgets et les différentes sections. Le principe est donc simple : lorsque l'ordonnateur (la commune) mandate une dépense, le comptable (la trésorerie) paye s'il y a de l'argent en caisse et attend une arrivée de fonds (quelle qu'elle soit) s'il n'y en a pas, car le compte au Trésor de la collectivité ne peut pas être en découvert.

En conséquence il est parfaitement normal de devoir faire appel à une ligne de trésorerie pour faire face à des dépenses courantes, si le fond de roulement n'est pas suffisant pour combler l'écart temporaire entre les paiements relatifs aux investissements subventionnés et la perception des subventions correspondantes et cela ne signifie nullement que la situation financière de la collectivité soit dégradée. On pourrait presque dire : au contraire ; car c'est la contrepartie du fait qu'au final, les investissements concernés pèseront peu sur les ressources de la collectivité.

Notre nouveau maire aurait donc été bien inspiré de se dispenser de ce préambule bien discordant par rapport au discours consensuel qu'il s'est efforcé de tenir ensuite tout au long du conseil. Certes il a ainsi réjoui ses supporters inconditionnels mais aussi continué à alimenter un clivage qui nuit gravement à la cohésion de la population groisillonne.

vendredi 2 mai 2014

L'AG du 28 avril en bref


L'assemblée générale de l'association « L'avenir de Groix » qui s'est tenue le 28 avril à la salle de projection de Port Lay a réuni plus de 60 personnes qui ont toutes confirmé leur volonté d'adhésion et ont donc le statut de membres fondateurs. Rappelons que la constitution formelle de l'association avait été effectuée antérieurement par une partie des membres de la liste de Claude Guiader  pour permettre l'accès à une salle municipale au nom d'une association existante.

Plusieurs décisions ont été prises : l'élection de six nouveaux membres du conseil d'administration, portant l'effectif de celui-ci à 12 conformément aux statuts, la fixation de la cotisation annuelle à 20 euros et le principe de la création de commissions thématiques.