samedi 28 juin 2014

L'épicerie solidaire : une nouvelle victime de l'épuration

"GROIX, C'EN EST FINI DE L'EPICERIE SOLIDAIRE
Le pôle solidarité sera la maison du Centre communal d'action sociale. Il abritera ses services et la banque alimentaire se substituera à l'épicerie solidaire afin de préserver l'anonymat des bénéficiaires. « Groix est une petite commune où tout le monde se connaît. Alors, nous préférons ce type de fonctionnement », explique Dominique Yvon, le maire."
C'est le titre qui en dit long...

L'intérêt de l'épicerie solidaire était de permettre à des familles en difficulté, passagère ou permanente, de se procurer à bas coût les produits dont elles ont besoin. Aujourd'hui comme hier, les livraisons à domicile une fois par mois ne répondent pas à l'ensemble des besoins. Les produits livrés sont des produits secs. L'épicerie solidaire, ouverte plusieurs matinées par semaine, aurait permis, grâce à des accords passés entre les producteurs locaux, les grandes surfaces, les boulangeries et le CCAS, de proposer aux bénéficiaires de la banque alimentaire des produits frais, de saison, ainsi que des produits consommables mais plus vendables en rayons.

Pendant la campagne électorale, le chiffre de plus de 300 personnes vivant sous le seuil de pauvreté à Groix a été annoncé par M. Yvon lui-même. C'est une réalité, qu'il ne faut pas oublier.

Sous couvert de l'intention de préserver l'anonymat des bénéficiaires, la suppression de l'épicerie solidaire ne serait elle pas plutôt motivée par la volonté d'effacer du paysage groisillon un équipement qui témoigne trop clairement de l'existence de la pauvreté ?

Yann Boterf  

samedi 21 juin 2014

Conseil Municipal du 20 juin : quelques remarques


Le compte de gestion établi par le comptable public, seul habilité à manier les fonds de la commune, retrace, à l'issue de chaque exercice budgétaire, l'ensemble des mouvements résultant de l'exécution du budget. Le compte administratif (CA) retrace ces mêmes mouvements, tels qu'ils ont été enregistrés par l'ordonnateur (le conseil municipal). Les deux comptes, dont la présentation est un peu différente pour des raisons techniques, doivent évidement être en conformité.

Normalement le compte de gestion est présenté par le comptable en tout début d'année et, après vérification de conformité, le conseil municipal vote le compte administratif et entérine le compte de gestion, ce qui permet ensuite de reporter les résultats de clôture sur le budget de l'exercice suivant.

Cette année le compte de gestion de la commune pour l'exercice 2013 a été présenté en forme définitive très tardivement, bien après les élections municipales, ce qui a empêché la municipalité sortante de voter le compte administratif correspondant. La raison en est une erreur importante figurant sur le compte de gestion de 2012 lui même définitivement adopté par l'administration et qu'il n'était donc pas facile de corriger sur le compte de 2013.

Le vote du compte administratif n'est un aucun cas un vote d'opportunité sur la gestion de l'exercice. Il sanctionne uniquement la sincérité du compte et sa conformité au compte de gestion et permet de prendre acte des soldes de clôture dont l'inscription au budget suivant assure l'équilibre définitif de celui-ci. Il arrive que l'opposition refuse de voter un compte administratif, parfois pour manifester son désaccord avec la politique suivie, mais surtout pour mettre en doute la sincérité du compte. Quoi qu'il en soit, ce vote minoritaire reste sans conséquence administrative, sauf si la mise en doute motive un recours.

Groix se trouve aujourd'hui dans un cas inédit. Au cours du conseil municipal du 20 juin la nouvelle majorité a agi comme si elle se considérait toujours comme l'opposition. Alors même qu'elle votait le compte de gestion, elle a voté contre le compte administratif de la commune, dont elle reconnaissait néanmoins la conformité au compte de gestion, et contre les soldes de clôture, ce qui théoriquement empêche l'adoption définitive du budget de 2014 dont l'équilibre reste provisoire. Cela ne l'a pas empêchée de voter les inévitables réimputations, qui accompagnent l'ajustement technique du CA au compte de gestion. L'opposition quant à elle n'a émis que des votes positifs. Ces incohérences devront évidemment être corrigées d'une façon ou d'une autre par l'autorité préfectorale(1) : elles témoignent en tous cas de la persistance d'une volonté de rejet systématique de l'action de la municipalité sortante, qui désormais frise le ridicule.

On ne s'attardera pas, pour le moment, sur la question du taux du l'emprunt voté dans le cadre du budget du port, l'option retenue par la majorité - le taux variable - étant motivée par une erreur manifeste d'interprétation des contrats proposés par le Crédit Agricole. On donnera acte au Maire de son intention de revoir ce choix, après vérification des termes exacts des contrats. On notera cependant que non seulement il est toujours préférable pour un petite commune de ne pas s'exposer au risque d'un taux variable mais, qu'en outre, il est une règle simple qui s'applique à tout emprunteur : lorsque les taux sont historiquement bas et ont donc beaucoup plus de chances d'augmenter que de baisser à l'avenir, il faut sans hésitation emprunter à taux fixe. C'est la situation actuelle.

François Péchon

(1) la procédure normale est la saisine de la Chambre Régionale des Comptes avec pour conséquence le blocage partiel de l'exécution du budget. On peut espérer qu'une autre solution soit trouvée... à moins que ce blocage soit précisément l'objectif de ce vote négatif ?

vendredi 13 juin 2014

QUIZ

ça poussse... ça pousse...
Où est-ce ?

samedi 7 juin 2014

La presse locale a bien réagi à notre communiqué






Ouest-France jeudi 5 juin 2014



jeudi 5 juin 2014

POKADO : UNE AUTRE VICTIME DU JEU DE MASSACRE ?


Dans le cadre de sa politique de rejet systématique des projets lancés par l'équipe municipale précédente, le nouveau maire à annoncé dans la presse, sans concertation, sa décision d'annuler le permis de construire de l'opération HLM de Pokado à Locmaria.

Il est vrai que cette opération ne fait pas l'unanimité parmi les riverains, mais c'est presque toujours le cas pour des projets de ce type, où les arguments d'urbanisme masquent bien souvent le rejet égoïste du voisinage de populations moins favorisées. En l'occurrence, le projet Pokado, qui a connu plusieurs avatars, est désormais parfaitement conforme au PLU, lui même dans la pure continuité, sur ce secteur, du POS adopté avant 2001: les recours gracieux des voisins mécontents n'auraient en réalité aucune chance d'aboutir. Bien plus les promoteurs du projet, Lorient Habitat et Lorient Agglomération, auraient d'excellentes raisons d'attaquer la décision du maire avec les meilleures chances de gagner leur procès.

Il faut rappeler à cet égard que l'opération ne coûte pas un centime à la commune puisque, contrairement à certaine société HLM très active à Groix avant 2001, Lorient Habitat n'a pas pour habitude de faire acheter le terrain par la commune pour se le faire rétrocéder gratuitement, ni de laisser à la charge de celle-ci le traitement des abords.

En revanche, tant Lorient Agglomération que Lorient Habitat ont déjà supporté des coûts au titre de cette opération, que ce soit pour l'achat du terrain ou la préparation du projet, ce qui justifierait de leur part de ne pas accepter la décision du maire. Au demeurant celui-ci, vice-président de Lorient Agglomération, président de la commission des finances et rapporteur du budget paraît bien peu soucieux des deniers publics dont il a la charge à ce titre.

N'oublions pas que l'hypothèse d'un nouveau projet de même nature, mais comportant un nombre de logements réduit, n'est pas crédible : en raison notamment du coût du terrain, l'équilibre financier de l'opération est hors d'atteinte avec moins de six logements.

Sur le fond L'opération Pokado présente de sérieux avantages : elle crée des logements à bas coût, bien nécessaires sur l'île, dans une zone urbaine, donc sans extension de l'urbanisation ; elle contribue à l'installation à Locmaria d'une population permanente et donc d'une animation très souhaitable dans ce village où la densité de résidences secondaires, fermées la plus grande partie de l'année, atteint un niveau excessif. A cet égard il est à craindre qu'en cas d'arrêt du projet le terrain soit revendu à un ou plusieurs acheteurs privés pour finalement accroître le nombre de ces résidences secondaires.

En résumé, décision injustifiée, contraire aux intérêts de la population permanente de l'île et tout particulièrement à la part la moins favorisée de cette population, contraire aussi à une vision de l'urbanisme qui limite l'extension des zones construites et des coûts qui en résultent pour la commune.

mardi 3 juin 2014

Les élus d'opposition ont écrit au Sous-Préfet


Pour la presse comme pour les supports de communication de la nouvelle majorité municipale, la question du pôle mer serait réglée à la satisfaction de tous. C'est aller un peu vite en besogne. Passons sur le fait que le site officiel de la Mairie annonce des décisions qui n'ont en réalité fait l'objet d'aucune décision du conseil municipal. L'essentiel est que le calendrier de réalisation du nouveau projet a peu de chance d'être tenu car toute la procédure d'adoption du projet et de son financement doit être reprise, que ce financement justement est loin d'être assuré, et que s'il y a un risque de gaspillage d'argent public – même s'il ne s'agit pas des impôts locaux – c'est de vouloir modifier un projet qui bénéficiait d'un taux de subvention exceptionnel.

Il est vrai qu'en comparaison des intentions initiales du Maire, le projet annoncé à l'issue de la réunion du 28 mai dernier préserve un peu mieux les fonctionnalités et la conception du projet initial. Rappelons d'ailleurs que ce progrès relatif est largement dû aux efforts de notre association pour alerter la presse et mobiliser les professionnels. Néanmoins nous ne saurions joindre notre voix à celles pour qui ce résultat est un compromis satisfaisant.

Et puisque le Maire a fait état d'assurances données par le Sous-Préfet quant au maintien des subventions au prorata en cas de réduction du coût du projet, les quatre élus de l'opposition viennent d'adresser à celui-ci une lettre lui demandant d'organiser une réunion de concertation entres les différentes parties prenantes et notamment les bailleurs de fonds.

Voici le texte de cette lettre :

Martine Baron
Victor Da Silva
Jean Marc Hess
Denise Jacquemin
Conseillers Municipaux de Groix

Monsieur le Sous-Préfet de Lorient
Quai de Rohan
56100 LORIENT

Groix, le 2 juin 2014


Monsieur le Sous-Préfet

L'élaboration du projet de Pôle d'Activités Mer de Groix a mobilisé au cours des dernières années l'énergie de nombreux acteurs et suscité l'intérêt de plusieurs financeurs publics, Communauté Européenne, Région, Département, qui ont accordé à ce projet d'importantes subventions. Voté à l'unanimité en 2012 par le Conseil Municipal de Groix, le projet n'a pas pu démarrer avant les récentes élections en raison notamment des intempéries de l'hiver.

Dans une récente déclaration publique, le nouveau maire de Groix a manifesté sa volonté de modifier le projet et a précisé qu'il avait obtenu de votre part l'assurance que les subventions accordées seraient maintenues au prorata du coût révisé.

Tous les professionnels de l'île concernés par les activités liées à la mer attendent avec impatience la réalisation de ce projet. C'est pourquoi le retard que prend actuellement son engagement les inquiète.

Nous sollicitons donc de votre autorité l'initiative d'une rencontre réunissant les représentants des bailleurs de fonds les acteurs techniques (architectes, bureaux d'étude) ayant participé à l'élaboration du projet, les professionnels appelés à bénéficier de sa réalisation et bien entendu les élus locaux, afin de faire toute la clarté sur les perspectives résultant des orientations annoncées par la nouvelle municipalité et notamment sur les conséquences de toutes natures du retard inévitable que ces orientations impliquent.

Dans cette attente, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Sous- Préfet, l'expression de notre haute considération.

Les Conseillers Municipaux,

Martine BARON   Victor DA SILVA   Jean-Marc HESS   Denise JACQUEMIN