lundi 8 septembre 2014

Quel projet pour le Pôle Solidarité ?

Lors du conseil municipal du 5 septembre, les élus d'opposition avaient déposé au titre des questions diverses le texte suivant relatif au devenir du pôle solidarité :

« Votre réponse à notre question sur le pôle solidarité du conseil municipal précédent ne répond pas à toutes nos attentes et en suscite d'autres :

  • Combien de bureaux estimez vous nécessaire au fonctionnement du CCAS ?
  • La substitution de l'épicerie solidaire par des locaux affectés à la banque alimentaire change l'esprit du projet, vous avez fait allusion au manque de discrétion qu’entraîneraient les passages à l'épicerie, est-ce qu'une livraison à domicile avec fourgonnette et sacs laissés devant la porte des absents sont pour vous, et dans une commune comme Groix, plus anonyme ?
  • D'autre part, la participation même minime n'est-elle pas là justement pour redonner une part de responsabilité et de fierté aux bénéficiaires ? Sans compter que le choix restreint des produits offerts par la banque alimentaire ne couvre pas les produits frais qui pourraient être disponibles dans une épicerie classique. Dans quelques temps les supermarchés et fournisseurs de produits frais défraîchis auront l'obligation d'en faire don aux associations caritatives, les surplus groisillons iront ils à Lorient pour revenir sur Groix ?
  • La plupart des communes ont bien compris et déjà anticipé sur les problèmes d'obésité dus à la malbouffe et à des budgets alimentaires serrés, elles ont mis en œuvre des cours de cuisine pour permettre de démontrer à tous que bien manger n'est pas forcément synonyme de gros budget mais un atout dans la prévention de maladies coûteuse à la collectivité.
  • L'épicerie comme les cours sont aussi perçus comme des lieux de socialisation, de rencontres et d'échanges, vous avez émis le désir de réduire ce projet au minimum tout en ayant maintenu la communication sur le site internet de la mairie. Qu'en est il finalement du projet ?
  • Avez vous rencontré les acteurs sociaux concernés pour en débattre? »


La réponse du maire, qui n'a bien entendu pas cité le texte dans sa totalité – certes il était un peu long – s'est concentrée sur la question du nombre de bureaux jugé par lui plutôt insuffisant alors que l'idée était au contraire que, le personnel administratif ayant déjà des bureaux à la mairie, la transformation des locaux de l'épicerie solidaire en bureaux ne se justifiait pas. Pour le reste il s'est contenté de réaffirmer une option différente sans la justifier autrement que par la phrase « nous n'avons pas les mêmes valeurs ». On n'en doute pas mais c'est un peu court.