samedi 4 octobre 2014

A propos du Communiqué de Monsieur Goulard

Dans un communiqué publié vendredi 3 octobre, le président du Conseil Général s'abrite une nouvelle fois derrière le rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) pour justifier les mauvais coups qu'il prépare au détriment de la survie des îles et tout particulièrement de Groix, systématiquement moins bien traitée que Belle Ile par la Compagnie Océane. Rappelons une nouvelle fois que contrairement à ce qu'affirme ce communiqué, les tarifs préférentiels n'ont rien « d'illégal » et d'ailleurs le mot illégal ne figure pas dans le rapport de la CRC.

Aucune loi n'interdit de tels tarifs. Le rapport de la CRC mentionne seulement une jurisprudence fort ancienne du conseil d'état exhumée pour les besoins d'une recommandation qui met en évidence la myopie caractéristique de ce type de rapport. En effet il s'agit en principe de réduire le déficit du service en supprimant des tarifs réduits, alors qu'il est évident que le niveau excessif des tarifs pleins est la cause première d'une baisse de fréquentation qui ne fera que s'amplifier si les tarifs réduits sont supprimés.

Ce qui est en cause en réalité c'est l'échec de Véolia qui, à travers sa filiale la Compagnie Océane, s'est montré incapable de remplir ses engagements et de pratiquer une politique tarifaire et une qualité de service attractives, permettant d'exploiter efficacement la flotte mise à sa disposition.

Le conseil général a entrepris de renouveler à la hussarde, sans concertation avec les principaux intéressés, et après une mise en concurrence pour le moins discutable, un contrat avec la même compagnie dont on connait par ailleurs l'habileté à exploiter des services publics de première nécessité à son seul profit et au détriment des usagers.

L'entêtement de Monsieur Goulard à vouloir coûte que coûte traiter dans la précipitation avec Véolia est pour le moins suspect. Il ferait bien de lire plus attentivement le rapport de la CRC, dont il n'extrait que ce qui lui convient, car ce rapport dénonce clairement les manquements de la compagnie.


C'est pourquoi le report d'un an au moins de la nouvelle délégation de service public est une exigence raisonnable. Ceux qui formulent cette exigence sont des personnes et des organisations responsables et non des fauteurs de troubles contrairement à ce que laisse entendre le communiqué de Monsieur Goulard.