mercredi 5 novembre 2014

Cherchez l'erreur

Le projet de DSP qui sera soumis sous peu au vote des conseillers généraux n'est bon pour personne :

  • il n'est pas bon pour les îles : inscrit dans la continuité de la délégation précédente, dont il aggrave le niveau déjà trop élevé des tarifs pratiqués, il ne peut qu'accélérer la baisse de la fréquentation touristique, élément moteur de l'économie des îles et condition de leur vitalité démographique ;
  • Il n'est pas bon pour le conseil général qui s'apprête à augmenter sa contribution financière pour un service public dégradé, en provoquant un mécontentement généralisé de la population insulaire et un déclin des îles qui constituent l'un des principaux attraits touristiques du département;
  • il n'est pas bon pour la société délégataire, la compagnie Océane, qui continuera, comme par le passé, à perdre de l'argent année après année faute d'avoir compris la nécessité d'une réforme radicale de sa politique commerciale et de ses modalités de fonctionnement ;
  • il n'est pas bon pour le personnel de cette compagnie qui risque de subir des réaffectations, voire même des licenciements, du fait de la réduction programmée de la fréquence des rotations de navires ;
  • il n'est pas bon enfin pour Transdev, société mère du délégataire,  et le groupe Véolia qui sont déjà englués dans la faillite de la SNCM et devront continuer à renflouer chaque année la compagnie Océane dont le capital ne représente que le quart des pertes annuelles enregistrées ces dernières années.

On se demande qui sont les bénéficiaires potentiels de ce que le simple bon sens identifie comme une mauvaise décision, et pourquoi un nombre encore important de conseillers généraux, qui sont pourtant des personnes responsables et soucieuses du bien public, persiste à vouloir voter le projet de DSP sans même accepter d'entendre nos arguments. 

François Péchon