dimanche 16 novembre 2014

Manifeste des grévistes de Groix

Parce que les iliennes et les iliens sont des gens joyeux, nous avons manifesté dans la bonne humeur et cela a été tourné en dérision par ceux qui menacent la vie de nos îles. Non, notre action n'est pas une kermesse, n'en déplaise à ceux qui ont osé prononcer ce mot ! En entamant une grève de la faim nous signifions que le temps de la bonne humeur est passé, que notre colère est montée d'un cran et que nous répondons désormais à la violence par la violence, même si aujourd'hui nous avons choisi de la diriger contre nous-mêmes.

Notre combat n'a pas changé de cible : le projet de délégation de service public qu'une partie des conseillers généraux veulent nous imposer est inacceptable en l'état et la seule façon de le repenser dans la sérénité est de prolonger d'un an la délégation en cours, même si les dispositions de celle-ci sont loin d'être satisfaisantes.

Nous dénonçons la désinformation entretenue par le président du conseil général pour justifier son refus de toute discussion sur la prorogation du contrat en cours :
  • Non, le projet de DSP tel qu'il est proposé au vote des conseillers généraux n'est pas la seule solution ; c'est tout le contraire : il n'est que la poursuite en pire du contrat actuel et il ne peut que conduire aux mêmes dérives avec au final, et sans doute très rapidement, la faillite de la compagnie Océane ou l'accroissement non maîtrisé de la contribution du département.
  • Non, la prorogation d'un an du contrat actuel ne fait prendre aucun risque au conseil général : il en a le droit et le coût ne saurait dépasser celui qu'il supporte chaque année depuis 6 ans, puisqu'il s'agit du même contrat.
  • Non, la compagnie Océane ne risque pas de se désengager prématurément : Transdev et Véolia ont trop d'enjeux bien plus importants sur le département pour prendre le risque d'un conflit avec le conseil général.

Nous appelons les conseillers généraux à ne pas se laisser intimider par les pressions de leur président et à ne pas accepter de voter aveuglément un dossier que la plupart n'ont pas eu le temps d'examiner avec toute l'attention qu'il mérite. Nous interpelons tous ceux qui ont refusé de recevoir les représentants de notre collectif. Le temps presse : par égard pour la faiblesse qui est désormais la nôtre, qu'ils viennent à Groix nous rencontrer et nous entendre.

                               Cathy                     Chantal                       Karine