mardi 26 janvier 2016

Comptes-rendus provisoires du colloque des 8 et 9 janvier 2016

Sur la page "GROIX EN TRANSITION" vous trouverez des liens vers un certain nombre de documents préfigurant les actes du colloque. Bonne lecture

vendredi 22 janvier 2016

À propos du cours

Comment consommer de manière plus responsable ? Quels sont les impacts de nos modes de consommation, vecteurs de transition et de respect de la planète ? Voici là toutes les problèmatiques de ce MOOC ! Ses témoignages de plus de quarante experts issus de champs disciplinaires différents (histoire, droit, ingénierie, gestion…) vous permettront d'apprehender globalement ces questions. Ils orienteront de fait, ce MOOC vers une approche plurisdisciplinaire du sujet.

De plus, les intervenants issus de différents pays améneront des éclairages différents sur ces questions et conféreront ainsi à ce MOOC, labellisé "COP 21", une dimension internationale.

En conclusion, l'objectif de ce MOOC sera de vous aider à comprendre le lien entre nos modes de consommation au quotidien et leurs impacts environnementaux et sociaux, afin de montrer la nécessité de repenser nos modèles d’affaires pour un développement durable pour tous.

Public

Ce cours s'adresse à toutes les personnes s’intéressant à la mise en œuvre d’actions en matière de développement durable : professionnels, enseignants, étudiants et tout citoyen.

Format

La formation est construite sur une progression en sept semaines avec la semaine 0 et montre que nos modes de consommation sont essentiels à notre mode de développement plus durable.
Chaque thème de semaine est traité par des témoignages courts permettant d’avoir un panorama des enjeux. Pour ceux qui souhaitent en savoir plus, des ressources supplémentaires seront disponibles. Des vidéos scenarisées permettront d’introduire ces thèmes de manière simple et ludique.

Pré-requis

Aucun pré-requis n'est demandé aux apprenants pour ce MOOC.

A partir du 29 mars 2016 débute un MOOC : Consommer responsable réalisé par l'Université Paris-Ouest : 

Comme tous les MOOC, ces cours en ligne sont gratuits avec un accès limité dans le temps.
Pour celui-là :
Inscription possible jusqu'au 2 mai, 
Début des cours : 29 mars 2016
Merci à Jocelyne Gervais


mardi 19 janvier 2016

Les changements climatiques et l’océan : passé présent et futur


Par Laurent Labeyrie
Professeur Honoraire de l’Institut Universitaire de France
Co-Président de l’association Clim’Actions Bretagne sud  


Le moteur du climat terrestre est l’énergie solaire. Les 1400 w/m2 reçus au zénith correspondent, répartis sur la surface terrestre, à une température de rayonnement vers l’espace voisine de -18°C. L’atmosphère, qui agit comme un pull-over par son effet de serre, a assuré au cours de l’histoire de la Terre, une température moyenne à la surface de +10 à +25°C, suivant la distribution des continents, la présence de glace autour des pôles, et les changements de la teneur de l’atmosphère en gaz carbonique (CO2). Le CO2 est introduit par les activités volcaniques et humaines, et piégé par l’activité photosynthétique et la dégradation des roches.

On est arrivé depuis plus de 30 millions d’année dans une longue période glaciaire, plus ou moins forte suivant la lente dérive des continents et les oscillations de l'orbite terrestre autour du soleil. Depuis un siècle, la combustion rapide du carbone fossile et l’augmentation associée de l’effet de serre a amené la température moyenne du globe de +14 à +15°C approximativement. Bien sur, derrière cette moyenne se cachent des variations tant spatiales que temporelle de grande amplitude, et ce sont les extrêmes, tant en température qu’en force des vents, précipitations ou sécheresses, qui nous affectent le plus.

Ces variations sont liées à la complexité des interactions entre l’énergie solaire qui arrive (en partie concentrée sur les basses latitudes et l’hémisphère d’« été »), la transformation en chaleur, qui s’effectue surtout à la surface du sol et des océans, puis la réémission par rayonnement et le transport turbulent de cette chaleur vers l’atmosphère et les profondeurs océaniques, pour être progressivement libérée dans la haute atmosphère. Les déplacements atmosphériques et océaniques participent à la redistribution de l’énergie. Ils sont directement influencés par les effets de la rotation terrestre et des forces associées. A ces phénomènes se rajoute le cycle de l’eau, qui lui aussi déplace beaucoup d’énergie lors de l’évaporation et la condensation, l’effet réflecteur des nuages, de la neige, de la glace et des déserts, et au contraire la grande absorption des forêts et de la surface de l’océan.

A plus long terme, c’est le CO2 qui joue un rôle important dans la variabilité climatique, absorbé par les eaux froides sous saturées, rejeté par les eaux chaudes sursaturées, stocké dans la matière organique par la photosynthèse (dans les sols continentaux et en profondeur des océans à la mort du plancton), et réémis sous forme de CO2 par la dégradation bactérienne.

L’augmentation en cours de la température terrestre et du CO2 dans l’atmosphère commencent à avoir de nombreuses conséquences : montée du niveau de la mer (en moyenne environ 3 mm/an à présent) par dilatation liée au réchauffement progressif des océans, et par la fonte des glaciers, augmentation apparente de la fréquence et de la force des extrêmes climatiques (ouragans, inondations, sécheresses ..) et conséquences sur l’érosion des côtes et les risques de submersion, augmentation de l’acidité des océans...

Les travaux des climatologues, synthétisés dans les rapports du GIEC, montrent que ces tendances vont s’accentuer fortement dans les prochaines dizaines d’années et vont conduire à des déséquilibres très graves pour l’humanité et la biosphère si un effort particulier n’est pas engagé rapidement pour réduire nos émissions : il faudrait diminuer au minimum par 4 nos émissions annuelles d’ici 2050 pour limiter le réchauffement futur à un degré de plus, valeur maximale pour éviter l’addition des catastrophes, en particulier pour les nations les plus pauvres. Nous n’avons une chance d’atteindre cet objectif qu’en engageant en urgence (avant 5 à 10 ans), les changements sociaux, économiques et énergétiques nécessaire dans nos sociétés, tant pour le chauffage que l’urbanisme, les matériaux de construction, les transports, l’agriculture...

Il faudra d’autre part s’adapter aux changements qui de toute façon, plus ou moins violents, ne manqueront pas d’arriver, car la dérive climatique liée aux émissions déjà existantes est en route, et ne s’arrêtera pas de sitôt.

C’est aux nations développées, aptes à développer les outils et à investir suffisamment, de mener ces actions. Le retour ne peut qu’être positif à long terme, en particulier pour la qualité de la vie. Nous devons tous prendre notre part dans la préparation de ces changements. Les exemples d’actions déjà engagées s’accumulent, tant à l‘étranger qu’en France et en Bretagne. Il est temps d’accentuer la mobilisation sur notre territoire.

Aussi, proposons nous à tous les acteurs civils, associatifs et politiques de nos territoires de s’associer à Clim’actions Bretagne sud afin d’engager dès maintenant des actions pour atténuer les effets des changements climatiques et de faciliter l’adaptation à leurs effets.


Au cours de sa conférence, le 8 janvier dernier, Laurent Labeyrie a aussi expliqué que les changements climatiques affecteront le climat de la Bretagne de façon en partie positive : en quelques décennies le climat breton pourrait ressembler au climat actuel de l’Andalousie. Il en résultera une forte attractivité du territoire breton tandis que la dégradation du climat (tempêtes et même ouragans) sur des territoires plus au sud, aujourd’hui très prisés, aura tendance à en chasser, sinon les habitants permanents, du moins les touristes. En outre cette évolution aura des conséquences importantes sur le faune, la flore et l’agriculture. La culture de la vigne par exemple se déplacera vers le nord et pourrait notamment se développer en Bretagne. 

https://drive.google.com/file/d/0BxacqMOtLa5HcjkwWEh3cFdjVVk/view?usp=sharing 

mardi 12 janvier 2016

LE COLLOQUE : CE N'EST QU'UN DÉBUT


 Le colloque organisé par notre association les 8 et 9 janvier derniers a été un réel succès : la qualité des interventions, le nombre des participants ne nous ont pas déçus. C'est la preuve que le sujet intéresse. C'est aussi la preuve que le caractère technique de la plupart des thèmes abordés n'a pas rebuté un public dont l'ouverture d'esprit est plus large que ce que certains prétendent parfois. La présence de jeunes, plus nombreux que d'habitude à ce genre de réunion, est très encourageante. Que tous en soient remerciés et notamment nos intervenants : leur professionnalisme a permis de mettre à la portée de tous des connaissances parfois ardues.



La collecte des matériaux nécessaires à une publication des actes du colloque est en cours. C'est un gros travail qui demandera un peu de temps, mais cette publication sera réalisée dès que possible.


Le colloque n'est toutefois qu'un tout premier jalon d'un processus de réflexion et d'action qui doit se poursuivre et s'amplifier. Le travail entrepris resterait totalement inutile si nous ne parvenions pas à lui donner des suites très rapidement. Nous faisons appel pour cela aux adhérents, mais plus largement à toutes les bonnes volontés.



L'élaboration d'un ou plusieurs scénarios du devenir de l'île à moyen/long terme a été esquissée au cours de l'atelier du samedi après-midi, mais le programme de cet atelier a été un peu écourté faute de temps. Il faut poursuivre ce programme laissé en suspens. Et ceci ne peut être fait que de façon collective.



Au cours d'un des ateliers, quelqu'un a suggéré l'organisation chaque mois d'une « pause bistrot » sur le modèle des « pauses café » mais visant plus directement un public jeune. C'est sans doute un moyen parmi d'autres de poursuivre la réflexion et de faire émerger les propositions de ceux qui sont les plus concernés par les effets de la transition.



Le formulaire de contact du blog de l'avenir de Groix peut recueillir les propositions mais l'expérience des inscriptions aux ateliers a montré que la retransmission des messages prend parfois du retard. Les adresses mail des membres du bureau sont largement connues et permettent sans doute des contacts plus directs. En outre, même par mauvais temps, les rencontres dans les rues du bourg ou ailleurs sont quotidiennes. N'hésitez pas à nous faire part de vos suggestions d'actions et surtout des tâches que vous êtes prêts à prendre en charge pour les faire progresser.